Exposition Soljenitsyne photographe jusqu’au 31 janvier 2019

A l’occasion du centenaire de l’auteur, le centre culturel Alexandre Soljenitsyne accueille l’exposition Soljenitsyne photographe, du 20 novembre 2018 au 31 janvier 2019.
Alexandre Soljenitsyne n’était pas un photographe professionnel. Il a appris tout seul l’art de la photographie lors de son exil « à vie » au village kazakh de Kok-Terek (1953-1956). L’acquisition d’un appareil photo devait permettre à l’instituteur exilé de conserver secrète son activité littéraire. Tout en s’exerçant à la photographie, Soljenitsyne fixait sur la pellicule la vie qui l’entourait : paysages, scènes de genre, portraits. Après son retour en Russie centrale, ses photos s’enrichirent de clichés de ses voyages d’été au cours desquels naissaient ses « Miniatures », petits poèmes en prose.
Cette exposition présente les reproductions des photographies tirées des archives de Soljenitsyne et de son camarade d’exil NicolaÏ Zoubov. Les originaux ont été pris avec un appareil « Zorkij » produit en URSS jusqu’en 1956. Les tirages sont en noir et blanc au format 6 x 9 cm. Au verso figurent les commentaires manuscrits de Soljenitsyne dont certains figurent en fac-simile.

Exposition L’Archipel du Goulag, un séisme littéraire

L’histoire de l’Archipel du Goulag est d’abord celle des XX millions de victimes du régime soviétique dont ce livre veut porter la mémoire, mais c’est aussi celle de sa transmission clandestine de Russie en Occident.  Transmission du manuscrit sur des microfilms, via une correspondance codée, par ceux qu’on appelle les « invisibles », sa préparation en grand secret, ici-même, au centre de Paris, et enfin, le 28 décembre 1973, la publication, comme une déflagration qui atteint le monde entier où l’Archipel est aussitôt traduit en de nombreuses langues.

« Le cri dun seul individu suffit, comme l’écho qui résonne dans la montagne et provoque des avalanches »,  constate  Alexandre Soljenitsyne, expulsé d’URSS par le KGB.

L’exposition invite à découvrir la genèse, la création et la publication de cette œuvre-somme de l’écrivain et l’onde de choc qui a suivi en Occident et en Russie.

 

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Exposition – Vente : Ivan Kuleff, peintre d’émigration début XXème siècle.

 

 

Ivan Kuleff (1893-1987) est un peintre de l’émigration russe, contemporain de Chaïm Soutine et de Marc Chagall. Né à Rostov-sur-le-Don, il finira ses jours près de Paris.

Après des études aux Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg auprès du portraitiste Valentin Serov (1865-1911) (Portrait du Tsar Nicholas II de 1900, La Jeune Fille aux pêches de 1887) et de Constantin Korovine (1861-1939) (Portrait Ivan Morozov de 1903, Grands Boulevard près de Bastille de 1930), Ivan Kuleff entreprend un voyage à travers Constantinople, Croatie et la Macédoine.

A la fin des années 1920, il rejoignit Paris, mais fut confronté lors de son voyage à la disparition à la suite d’un accident ferroviaire de tous ses tableaux enregistrés comme bagages. Et ce malheur se reproduisit lors de la Seconde Guerre mondiale… Une exposition de ses œuvres devait avoir lieu à Bruxelles, il les y expédia, mais une bombe les détruisit en tombant sur le wagon qui les transportait. L’après‑guerre lui fut plus favorable. Plusieurs expositions eurent lieu à Bruxelles, La Haye, en 1948 à Meudon où fut donnée une analyse élogieuse de son œuvre par G. Morel, à Florence en 1951 où il présenta notamment ses deux œuvres majeures : sa série d’illustrations à la tempera de la Divine Comédie de Dante — dans sa maison, et celles du Livre de Job à l’encre de Chine. Il participait régulièrement à tous les salons d’Art libre et des Indépendants.

 

 

Kuleff 1

Catalogue de vente : Ivan Kuleff.