Programme de conférences autour de l’exposition Polenov et sa famille

Dans le cadre de l’exposition
Vassily Polenov et sa famille
Le Centre culturel  Alexandre Soljénitsyne
et la librairie « Les Éditeurs Réunis »
vous convient à une série de conférences
le samedi de 17h30 à 18h30 :

Samedi 26 octobre  – André Korliakov – Konstantine Korovine, l’artiste russe en exil en France, 1923-1939.
Samedi 16 novembreVlada Boussyguina – L’aventure d’un architecte russe en France et au Maroc: les archives de Boris Maslow (1893-1962).
Samedi 23 novembreTatiana Моjenok – Les impressions françaises de Vassily Polenov.
Samedi 30 novembreNatalia Gramolina, conservateur en chef du Musée Polenov et  Veniamin Smekhov, acteur – « Correspondance d’une famille d’artistes ».
Souvenirs et lectures de la correspondance. En russe.

Exposition Soljenitsyne photographe jusqu’au 31 janvier 2019

A l’occasion du centenaire de l’auteur, le centre culturel Alexandre Soljenitsyne accueille l’exposition Soljenitsyne photographe, du 20 novembre 2018 au 31 janvier 2019.
Alexandre Soljenitsyne n’était pas un photographe professionnel. Il a appris tout seul l’art de la photographie lors de son exil « à vie » au village kazakh de Kok-Terek (1953-1956). L’acquisition d’un appareil photo devait permettre à l’instituteur exilé de conserver secrète son activité littéraire. Tout en s’exerçant à la photographie, Soljenitsyne fixait sur la pellicule la vie qui l’entourait : paysages, scènes de genre, portraits. Après son retour en Russie centrale, ses photos s’enrichirent de clichés de ses voyages d’été au cours desquels naissaient ses « Miniatures », petits poèmes en prose.
Cette exposition présente les reproductions des photographies tirées des archives de Soljenitsyne et de son camarade d’exil NicolaÏ Zoubov. Les originaux ont été pris avec un appareil « Zorkij » produit en URSS jusqu’en 1956. Les tirages sont en noir et blanc au format 6 x 9 cm. Au verso figurent les commentaires manuscrits de Soljenitsyne dont certains figurent en fac-simile.

Ivan Kuleff, Paysages et natures mortes: exposition du 2 au 30 octobre 2018

IVAN ARTIOMOVITCH KULEFF 1893 – 1987 Ivan Artiomovitch Kuleff, est né à Rostov-sur-le-Don en 1893 et mort à Montmorency près de Paris en 1987. Il est l’un des peintres de l’émigration russe les moins connus de nos jours. Elève de Serov et de Korovine à l’Ecole de peinture de Moscou, il étudie ensuite à l’Académie des Beaux-arts de Saint-Petersbourg. Il émigre en 1918 à Constantinople puis en Croatie et Macédoine où il exerça son talent d’abord comme portraitiste et décorateur au théâtre de Skopljé. Sa rencontre avec le métropolite Barnabé (Rossitch), évêque de cette ville et futur Patriarche de Serbie (1930-37), fut alors providentielle pour ce peintre né dans une famille sacerdotale et qui avait hésité entre l’iconographie et la peinture profane. Il reçut en effet la mission de retrouver la plus ancienne représentation existante de saint Sabbas, de la Macédoine à la Dalmatie, recherche longue et difficile qui se transformera pour le peintre en une quête mystique, le marquant pour toute sa vie. A la fin des années 20 il rejoignit Paris, mais fut confronté lors de son voyage  à la disparition à la suite d’un accident ferroviaire de tous ses tableaux enregistrés comme bagages. Et ce malheur se reproduisit lors de la Seconde Guerre mondiale…Une exposition de ses œuvres devait avoir lieu à Bruxelles, il les y expédia, mais une bombe les détruisit en tombant sur le wagon qui les transportait. L’après-guerre lui fut plus favorable. Plusieurs expositions eurent lieu à Bruxelles, La Haye, en 1948 à Meudon où fut donnée une analyse élogieuse de son œuvre par G. Morel, à Florence en 1951 où il présenta notamment ses deux œuvres majeures: sa série d’illustrations à la tempera de la Divine Comédie de Dante – dans sa maison, et celles du Livre de Job à l’encre de Chine. Il participait régulièrement à tous les salons d’Art libre et des Indépendants. En 1955, la critique d’art Lidartseva publia à Paris dans la revue russe « La Renaissance » une étude approfondie de la peinture de Kuleff regrettant qu’il soit si injustement ignoré : « ses tonalités préférées sont le gris et le vert argenté,  mais l’on trouve aussi chez lui le bleu teinté de marron ou associé à d’autres couleurs, et il utilise beaucoup la détrempe, peut-être sous l’influence de la technique de l’icône… Porté vers la grande littérature mondiale, qu’il n’a cessé d’illustrer, il admirait aussi Rouault et Chagall, ses contemporains en peinture en France… Mais il est resté aussi fidèle à l’iconographie : six parmi ses icônes ont été présentées en 1968 à l’exposition organisée par l’Association parisienne “l’Icône” dont il était membre. Il a peint une fresque monumentale pour le monastère bénédictin de Chevetogne et a travaillé avec le grand iconographe Grégoire Krug. »      Nikita Struve